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Punta Arenas – au bout de la Patagonie chilienne

[su_wiloke_sc_company_website]Pendant ce voyage de 70 jours en Amérique du sud, nous nous sommes rendus à l’extrême sud du continent, et plus. Au bout de la Terre de Feu, à Ushuaia, en Argentine.

Pourtant, plus encore qu’à cette extrémité géographique de notre voyage, c’est ici, à Punta Arenas, que nous nous sommes sentis le plus « au bout du monde ». À cause de la rigueur du paysage, de l’architecture, du temps.

Punta Arenas est la dernière ville au sud du Chili. Isolée de force. Accessible uniquement par avion ou par bateau.

Nous y sommes arrivés par avion, depuis Santiago, fin janvier. Notre unique chance de voir le paysage depuis les airs puisque nous finirons par faire  toute la route de remontée vers Buenos Aires par autobus.

Punta-arenas-Patagonie-chilienne

Quelque 130 000 habitants vivent à Punta Arenas, ville adossée au Détroit de Magellan. Leur économie, étrangement prospère, est basée sur le commerce, la recherche pétrolière et la pêche. Le tourisme? Bof.

Punta-Arenas-Chili

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Downtown Punta Arenas

Notre première journée d’exploration à Punta Arenas se déroule sous un ciel bouché, au froid et dans le vent. Une lumière de décembre au Québec, juste avant la neige. Alors qu’on est ici en plein coeur de l’été austral. Comme c’est dimanche et que Le bout du monde est fermé le dimanche, la ville est déserte. Il n’y a personne dans les rues, les restos sont fermés. Même les bureaux des agences touristiques qui vendent les excursions aux pingouins sont fermés. On a forcé la porte de l’une d’entre elle qui nous a réservé des places sur le bateau de 16 heures pour aller voir la colonie de manchots à l’Isla Magdalena. Question de tuer le temps gris, on a décidé de marcher jusqu’au port… pour y apprendre qu’il n’y a pas de bateaux aujourd’hui puisque c’est dimanche. Ce que la fille de l’agence avait oublié.  Avenante, elle ne nous propose pas d’excuses, pas de plan b, pas de prochain bateau à réserver. D’où mon « et le tourisme? bof. » de tantôt. On sort de là vite fait.

Nous avons passé les heures suivantes à sillonner les rues de la ville à la recherche de restaurants ouverts. On estime être au plus 100* touristes dans la ville puisque les seuls être vivants qu’on a vu aujourd’hui sont les 98 autres touristes qui, comme nous, tournent en rond à la recherche de quelque chose qui soit ouvert. C’est un jeune de la place, sur qui je me suis à peu près jetée, qui a su nous guider vers le petit bout de rue où s’alignent les 5 restos cool de la ville, toujours ouverts. Bien sûr, peu de temps après, on y a vu arriver nos 98 comparses croisés dix fois pendant la journée. Bien sûr, on a fait tous ces restraurants un après l’autre pendant notre séjour un peu trop long à Punta Arenas.
* René, à qui je lis ce billet avant publication, estime qu’il ne devait pas y avoir plus de 50 touristes dans la ville le soir venu!

cormorans-royaux-punta-arenas

Infos pratiques

  • Avant d’arriver à Punta Arenas, prévoyez votre départ et choisissez vos jours en conséquence parce qu’il n’y a pas des départs vers partout tous les jours. Nous avons dû ajouter une nuitée de plus que prévue à notre séjour, faute de bus vers Ushuaia chaque jour.
  • Si possible, évitez d’être là un dimanche. Et je ne rigole pas.
  • Trois nuits à Punta Arenas, si vous allez aux manchots empereurs sur l’île Magdalena et aussi aux pingouins de Magellan au Otway Sound, et si vous faites en plus la randonnée pédestre à la Reserva Forestal Magallanes (à 8 km de la ville), c’est bien. Si vous faites moins d’activités, trois nuits, c’est trop.

coucher-soleil-punta-arenas

On a aimé :

  • La promenade aménagée bordant le détroit, son décor débordant de cormorans royaux et ses couchers de soleil à 22 heures.
  • Les minirestos du marché public, là où mangent (divinement) les locaux. Tout de même environ 6000 pesos le plat (soit autour de 12 $ US). On verra ici nos premières coupes de vin remplis au ras bord, comme une bière débordante. On finira par comprendre que c’est la norme.
  • Le petit coin de rue avec les petits restaurants chaleureux, plein d’ambiance, fréquentés par les 100 touristes et quelques locaux. Mention coup de coeur pour l’atmosphère et le menu du resto La Luna.
  • Notre resto au soir de l’arrivée, un coup de chance inouï, qu’on n’a jamais vu à nouveau ouvert pendant les 4 jours où on est restés collés ici : La Piedra. On y a mangé un savoureux pavé de saumon avec une sauce aux crevettes locales et plein de vrais légumes.

la-luna-restaurante

On a moins aimé :

  • L’absence totale d’instinct de survie et d’amabilité des agences touristiques. Après notre réservation du bateau fantôme du dimanche, une autre agence nous a réservé des places sur un bateau du matin… qui n’est jamais parti non plus, à cause de conditions de mer apparemment trop mauvaises, alors qu’on ne sentait pas un pet de vent en ville. Je garde une impression de bateau annulé parce que pas rempli. Devant nos têtes déconfites, découragés qu’on était d’imaginer qu’on allait passer une journée de plus à tourner en rond dans la ville, la dame de l’agence ne nous a rien proposé d’autres. Sous ses yeux, deux touristes avec du temps et des sous à dépenser et : rien. Encore zéro plan b à nous offrir. À force d’insister, elle nous a déniché deux places pour une excursion aux pingouins de Magellan et 15 minutes après, nous étions en route. Mais d’instinct, d’elle-même, cette spécialiste du tourisme ne nous proposait rien. J’ai eu une une petite pensée pour mes amis de l’industrie touristique québécoise, si hautement professionnelle… vous n’en seriez pas revenus non plus!

 

Prochain billet : notre rencontre avec les pingouins de Magellan.

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